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Articles taggués ‘entrepreneuriat social’

Entrepreneuriat : et si on arrêtait avec les idées reçues ?

25/06/2011

Avec la dernière campagne de communication de l’Atelier (où je travaille), nous souhaitons tordre le cou aux idées reçues. L’objectif est d’encourager la création d’activités en économie sociale et solidaire en rassurant – de manière humoristique – les futurs entrepreneurs sociaux.

Nous voulons leur démontrer que créer une entreprise sociale présente des caractéristiques très valorisantes. Être entrepreneur social crée de la richesse de proximité, permet d’allier conviction personnelle et performance économique et se fait dans un environnement plus coopératif que compétitif.

En réponse à ces visuels mettant en scène des idées reçues : un argumentaire commençant par “Pas si vous devenez entrepreneur social!“. Cette campagne permet au passage de communiquer de manière positive sur l’entrepreneuriat social et de se réapproprier ce concept qui a été trop malmené ces derniers temps (parfois par ignorance mais souvent par mauvaise foi et de façon caricaturale).

Infos sur la campagne :
Diffusion de 20 000 cart’com dans les réseaux d’accompagnement et de création d’entreprise
Déclinaison en Affiches A2
Plaquette trois volets

Création graphique par A’kâ.

Campagnes de com ,

Montréal : 2ème édition du rendez-vous des entrepreneurs sociaux

22/04/2011

RDV-entrepreneurs-sociauxPour la deuxième année consécutive, l’Institut du Nouveau Monde organise le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux. En 2011, l’INM met à l’honneur les collaborations que peuvent construire les entrepreneurs sociaux avec le monde des affaires et le public. Un Petcha-Kutcha (20×20) sera d’ailleurs consacré aux partenariats public/privé/entrepreneuriat social. Le clip de promotion de cette édition reprend lui aussi cette thématique :

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux – 2011

A noter également la venue de Jean-Marc Borello, fondateur du Groupe SOS et président du Mouves, qui participera à une table ronde sur les best practices des entrepreneurs sociaux.

Inscrivez-vous vite ! Tout est ici.

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Les jeunes et l’économie sociale et solidaire

27/02/2011

Economie sociale jeunesseFaire la promotion de l’économie sociale auprès des jeunes : tel est l’objectif du nouveau site internet lancé au Québec par le Conseil régional d’économie sociale de Mauricie.

Ce site entend démontrer aux jeunes qu’il existe d’autres modèles d’entrepreneuriat et de travail. Il est adapté à différents profils puisqu’il s’adresse à la fois aux jeunes qui désirent travailler ou faire un stage en économie sociale, à ceux qui souhaiteraient en devenir les promoteurs ou aux potentiels bénévoles.

C’est me semble-t-il la première fois qu’un tel site voit le jour dans un pays francophone. Il faut dire que la cible « jeunes » n’est pas prioritaire dans les campagnes de communication orchestrées par les acteurs de l’ESS, notamment en France. Pourtant, l’enjeu est de taille. Outre le fait que les jeunes d’aujourd’hui soient les acteurs de changement de demain, se pose le problème du remplacement des départs en retraite – massifs – qui vont intervenir dans les prochaines années en France. Car, avec 335 000 salariés de plus de 55 ans, c’est plus d’un salarié sur sept qui devrait prendre sa retraite d’ici à 2018 (source CNCRES 2010). Ce phénomène touche plus particulièrement les cadres : un cadre de l’ESS sur cinq a plus de 55 ans, ce qui représenterait plus de 55 000 emplois laissés vacants…

Fais le saut en ESSIl est donc urgent d’agir pour capter les jeunes. Notons au passage que le Québec a encore une fois une longueur d’avance sur la France. Le Comité sectoriel de main d’œuvre en économie sociale a en effet lancé depuis plusieurs années une réflexion sur le sujet de la relève et a développé un programme dédié à cette problématique (cf. le dispositif « Fais le saut »).

Alors que faire pour sensibiliser les jeunes Français à l’économie sociale et solidaire ?

D’abord déterminer de quoi on veut leur parler. Il est illusoire de vouloir sensibiliser les jeunes à l’ESS par le seul biais de la consommation responsable (commerce équitable, agriculture bio, circuits courts, etc). Quand on a 15, 18 et même 25 ans, cela reste difficile de tourner le dos à la consommation de masse et aux marques tant elles participent au sentiment d’appartenance à un groupe ou une communauté… Et puis soyons honnête, le prix – souvent plus élevé – des produits solidaires demeure un frein, surtout quand on a un budget serré. C’est d’ailleurs ce que démontre  le dernier sondage sur la perception de l’entrepreneuriat social réalisé par l’Avise : les jeunes seraient les moins enclin à acheter un produit social, et ce à cause de son prix. L’angle du « travailler et entreprendre autrement » semble par conséquent le plus intéressant à exploiter. On ne compte plus les études ou les articles de presse qui décrivent la génération Y et les digital natives comme des futurs salariés et entrepreneurs en quête de sens (quelques exemples ici, , ou encore ici et ). Le sondage de l’Avise indique par ailleurs que les jeunes seraient les plus déterminés à postuler dans une entreprise sociale (75% contre 63% de la population totale).

Savoir ensuite ce que l’on entend par le terme de « jeunes ». Plutôt que de vouloir toucher les 12-25 ans dans leur totalité, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur ceux qui s’apprêtent à se lancer sur le marché du travail pour leur démontrer que d’autres formes d’entrepreneuriat et de travail existent. Je suis toujours marqué par la réaction du « djeun’s » qui découvre la formule Scop. C’est d’abord inconcevable pour lui que des salariés puissent élire leur dirigeant, puis, une fois le concept mieux appréhendé, l’idée de travailler dans une Scop devient très alléchante…

Pour finir – et c’est là le plus gros challenge pour les acteurs de l’ESS – il faut adopter un langage accessible et imaginer des formats d’intervention et de sensibilisation originaux… en d’autres termes casser les codes. Fini les discours complexes sur les valeurs. Nous devons faire preuve d’un langage pragmatique : parler salaires, perspectives d’évolution, conditions de travail confortables, etc. On ne pourra faire l’économie d’une simplification du discours et il nous faudra oublier les querelles de courants (économie sociale et solidaire vs. entrepreneuriat social par exemple). Optons pour des témoignages d’entrepreneurs sociaux auxquels les jeunes peuvent facilement s’identifier, mêlons ambiance festive et actions de sensibilisation, ouvrons les portes d’entreprises qui peuvent séduire les jeunes… Bref apportons les preuves très concrètes qu’une autre économie existe et que les jeunes d’aujourd’hui devront en être les acteurs innovants de demain.

Pour aller plus loin et avoir des idées d’actions pour sensibiliser les jeunes à l’ESS :

et…

D’abord déterminer de quoi on veut leur parler. Il est illusoire de vouloir sensibiliser les jeunes à l’ESS par le seul biais de la consommation responsable. Quand on a 15, 18 et même 25 ans, cela reste difficile de tourner le dos à la consommation de masse et aux marques tant elles participent au sentiment d’appartenance à un groupe ou une communauté… L’angle du « travailler et entreprendre autrement » me semble par conséquent le plus intéressant à exploiter. On ne compte plus les études ou les articles de presse qui décrivent la génération Y et les digital natives comme des futurs salariés et entrepreneurs en quête de sens (quelques exemples ici, là, ou encore ici et là).
Savoir ensuite ce que l’on entend par le terme de  « jeunes ». Plutôt que de vouloir toucher les 12-25 ans dans leur totalité, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur ceux qui s’apprêtent à se lancer sur le marché du travail pour leur démontrer que d’autres formes d’entrepreneuriat et de travail existent. Je suis toujours marqué par la réaction du « djeun’s » qui découvre la formule Scop. C’est d’abord inconcevable pour lui que des salariés puissent prendre part à la gouvernance d’une entreprise, puis, une fois le concept mieux appréhendé, l’idée de travailler dans une Scop devient très alléchante…
Pour finir – et c’est là le plus gros challenge pour les acteurs de l’ESS – il faut adopter un langage accessible et imaginer des formats d’intervention attrayants. On ne pourra faire l’économie d’une simplification du discours et il nous faudra oublier les querelles de courants (économie sociale et solidaire vs. entrepreneuriat social par exemple). Optons pour des témoignages d’entrepreneurs sociaux auxquels les jeunes peuvent facilement s’identifier, mêlons ambiance festive et actions de sensibilisation, ouvrons les portes d’entreprises qui peuvent séduire les jeunes… Bref apportons les preuves très concrètes qu’une autre économie existe et que les jeunes d’aujourd’hui devront en être les acteurs innovants de demain.

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Muhammad Yunus dans les Simpson

02/10/2010

Yunus SimpsonLe 3 octobre prochain, le Professeur Yunus – créateur du micro-crédit, Prix Nobel de la paix et j’en passe – sera la guest star d’un épisode des Simpson. Il donnera à cette occasion une leçon de finance et d’entrepreneuriat social aux habitants de Springfield.

Cette apparition dans une des séries les plus populaires des 20 dernières années n’est pas qu’anecdotique. Elle confirme la popularité de Muhammad Yunus  et de son approche de l’économie à l’échelle internationale. Un signe encourageant pour le micro-crédit et l’entrepreneuriat social. A quand Maria Nowak et l’Adie aux Guignols de l’info ?

Au-delà du micro-crédit, Muhammad Yunus est à l’origine de nombreux projets d’entrepreneuriat social. Pour en savoir plus, je vous conseille cet article paru il y a quelques jours dans La Presse ainsi que celui-ci publié dans Le Devoir (où l’on apprend que le Prix Nobel souhaiterait faire profiter les communautés autochtones canadiennes du principe du micro-crédit). Et pour suivre l’actualité du Professeur Yunus, rejoignez la Page Facebook du Yunus Center.

Et pour regarder l’épisode, rendez-vous sur les-simpsons.me.


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Le secteur privé, l’avenir de l’ESS (?)

25/09/2010

Soyons honnêtes, chez les acteurs de l’économie sociale et solidaire comme ailleurs, certains clichés ont la vie dure. L’idée selon laquelle le secteur privé serait le mal absolu (j’exagère à peine) et qu’il ne serait bon qu’à faire du green-washing et à récupérer les bonnes idées des innovateurs sociaux en est un parfait exemple. Pourtant, des ponts sont à construire entre le monde de l’entreprise et l’économie sociale et solidaire. C’est inévitable : le privé va devenir l’une des sources incontournables de financement de l’ESS. Les acteurs de l’économie sociale et solidaire vont par conséquent devoir se rapprocher des entreprises et de leurs fondations. Ils ont certes déjà pris l’habitude d’aller frapper à la porte des « grands » acteurs de l’ESS (Crédit Coopératif, Macif, Maif, etc.), mais il faudra bien passer à la vitesse supérieure.

À ce sujet, on peut dire ce que l’on veut, mais l’Amérique du Nord est un territoire où le monde de l’entreprise et le secteur associatif ont appris travailler l’un avec l’autre en bonne intelligence. Lors de mon année au Québec, j’ai d’ailleurs découvert des partenariats très fructueux entre business et non-profit. En voici quelques exemples qui pourraient être des sources d’inspiration.

Gaz Métro contre le décrochage scolaire dans un quartier
80-ruelle-de-l-avenirGaz Métro, principal distributeur de gaz au Québec, a investi plusieurs millions de dollars dans le 80, ruelle de l’Avenir. Destiné aux jeunes des quartiers défavorisés de Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, le 80, ruelle de l’Avenir vise à contrer le décrochage scolaire chez les jeunes par l’acquisition de connaissances transversales. Ce lieu éducatif et associatif fournit aux enfants et aux ados les moyens de développer leur potentiel dans de multiples domaines. Il comprend ainsi un studio multimédia, un atelier Internet, une salle de danse, un centre des arts et des sciences, un laboratoire d’horticulture, une cuisine… Tous ces services sont offerts grâce à l’engagement de Gaz Métro. Le distributeur de gaz a en effet fait appel à ses clients et à ses salariés pour lever des fonds ou fournir des services pro bono aux acteurs associatifs à l’origine du 80, ruelle de l’Avenir.

Maison du développement durable : 5 millions sur 5 ans
Equiterre, organisme environnementaliste québécois, et huit autres associations ont eu une idée folle : bâtir en plein cœur de Montréal la Maison du développement durable, futur pôle d’information, d’éducation et d’innovations du développement durable. Pour financer en partie ce projet estimé à plus de 25 millions de dollars, Equiterre s’est tourné vers le monde des affaires pour trouver pas moins de 5 millions d’ici 2012. Et la sauce prend : Rona (l’équivalent de Leroy Merlin), Bell (le France Telecom québécois) ou encore Desjardins (LA banque coopérative de la Belle Province) ont d’ores et déjà confirmé leur investissement financier et humain dans l’opération.

La Tablée des chefs ou comment mobiliser les entreprises autour de la redistribution alimentaire
L’idée de Jean-François Archambault, fondateur de la Tablée de chefs est simple : récupérer les ‘restes’ alimentaires des événements d’envergure et les réinjecter dans les banques alimentaires pour distribuer la nourriture aux personnes dans le besoin. Cet entrepreneur social a réussi à fédérer les plus grandes entreprises québécoises (Banque nationale, Rona, Desjardins, SAQ, etc.) autour des missions de son association. Chaque année, ces firmes mettent la main au porte-monnaie pour soutenir la Tablée des chefs. Les investissements annuels atteignent plusieurs milliers de dollars, sans compter l’implication des salariés du privé dans le projet de Jean-François Archambault.

Des exemples comme ceux-ci, il y en a des dizaines (pour ne pas dire des centaines) au Québec. Ce qui est intéressant, c’est que les associations d’échelle nationale tout comme les petites associations de quartier ont appris à nouer des partenariats gagnant-gagnant avec le monde de l’entreprise. On trouve d’ailleurs des responsables de l’action communautaire (comprenez ‘vie associative’) dans de nombreuses entreprises québécoises. Leur rôle : être branché en permanence aux acteurs associatifs pour repérer les projets sociaux émergents et déterminer lesquels d’entre eux recevront ou pas le soutien financier et humain de leur entreprise.

Ne vous méprenez pas : l’idée n’est pas de plaquer ce mode de fonctionnement au système français. Mais la situation étant ce qu’elle est (constante diminution des financements publics), les acteurs de l’ESS vont devoir mettre de côté leurs beaux idéaux pour renouer avec un peu de pragmatisme. D’autant que les entreprises françaises s’intéressent de plus en plus aux acteurs de l’économie sociale et solidaire et peuvent leur apporter un véritable soutien financier et logistique.

trophees-des-assoDernier exemple français en date : la Fondation EDF Diversiterre et ses Trophées des associations. Avec cette opération, la fondation récompense les petites associations dont l’action locale bénéficie aux moins de 26 ans. 300 000 euros sont répartis entre 30 associations, les premières d’entre elles recevant la coquette somme de 20 000 euros. Avec les Trophées des Associations, la Fondation EDF Diversiterre souhaite « encourager le travail de ces acteurs locaux et de leurs responsables associatifs qui dans l’ombre font un travail indispensable ».
L’originalité des Trophées réside dans la volonté de proximité, les fondations françaises nous ayant surtout habitués à soutenir les « grosses » ONG ou associations (cf. par exemple SFR qui soutient actuellement Emmaüs dans le lancement d’une offre mobile solidaire). Avec les Trophées des Associations, il s’agit de porter l’attention sur les petites structures locales « qui ne demandent qu’à développer leurs actions, et d’inciter le tissu des bénévoles à poursuivre leurs initiatives à travers la France ». Car nouveauté 2010, les associations qui s’inscriront aux Trophées pourront faire part de leur besoin en bénévoles via le site de l’opération. Autre nouveauté 2010 : les salariés d’EDF volontaires vont devenir les parrains des associations récompensées, histoire de nouer des liens durables entre les lauréats et l’entreprise.

ashokaPour conclure sur le sujet, je parlerai d’Ashoka Support Network (ASN). Imaginé par Ashoka France, ASN est la preuve concrète que le monde de l’entreprise est prêt à collaborer activement et de manière originale avec le tiers secteur. Le principe en est simple : les membres d’ASN – des dirigeants d’entreprise, des consultants, des avocats, etc. – apportent un soutien financier (minimum 10 000 € par an pendant 3 ans) à Ashoka et conseillent les entrepreneurs sociaux sur le développement de leur activité. En retour, les membres d’ASN ont accès à des voyages d’étude pour aller à la rencontre d’innovateurs sociaux étrangers et peuvent permettre à leurs enfants de réaliser des stages chez des Fellows d’Ashoka. Un moyen de sensibiliser les nouvelles générations et le monde des affaires à d’autres modes d’entrepreneuriat.

Les frontières (pour ne pas dire les barrières) entre le secteur privé et l’ESS tombent donc peu à peu. Il faut s’en réjouir et imaginer des modes de collaboration originaux avec les entreprises. Laissons de côté les postures idéologiques pour imaginer l’économie sociale et solidaire de demain : une ESS moins dépendante de l’obole publique, toujours plus créative et résolument pragmatique.

Pour les acteurs associatifs souhaitant concourir aux Trophées des associations ou pour les personnes qui souhaitent recommander leur association préférée, c’est ici et c’est jusqu’au 10 décembre prochain.

Pour approfondir le sujet sur la philanthropie au Québec, je vous conseille le blog La Fontaine de pierres.

Et pour plus d’infos sur la Venture philanthropy qui se développe de plus en plus aux USA, voici un billet que j’avais écrit il y a quelques temps.

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L’Atelier fait la promo de l’entrepreneuriat social

31/08/2010

L'AtelierUne fois n’est pas coutume : un peu de promotion pour l’organisme pour lequel je travaille…
L’Atelier – Centre de ressources régional de l’économie sociale et solidaire lance dès demain une campagne de sensibilisation à l’entrepreneuriat social et solidaire. 60 000 Cart’coms vont être diffusées dans toute l’Île-de-France pour inviter les créateurs d’entreprises sociales à candidater à CréaRîF Entreprendre Autrement et pour montrer au grand-public que d’autres formes d’entrepreneuriat existent.

Nous avons choisi de valoriser des entreprises d’ESS franciliennes en adoptant un ton décalé histoire de battre en brèche les idées reçues et les représentations liées à la figure de l’entrepreneur. Dans notre campagne pas de chef d’entreprise au sourire ultrabright et au costume taillé sur mesure, mais plutôt des créateurs d’activité au naturel et en pleine action… et surtout dans des postures dans lesquelles on n’imagine pas un chef d’entreprise.

Campagne Cartcom L'Atelier-Crearif

Au menu : Apar location qui propose un service de location de véhicules sans chauffeur pour les personnes à mobilité réduite, l’association de la Ferme d’Ecancourt qui sensibilise au développement durable et à l’agriculture et De rue et de cirque, coopérative dédiée aux arts de la rue. Car oui, une coopérative, une association ou une entreprise sociale sont des entreprises presque comme les autres : elles créent de l’emploi, paient des charges et participent au dynamisme économique local… et en plus elles ont un impact social et contribuent à la cohésion sociale de leur territoire. Voila aussi ce que nous avons voulu dire avec cette campagne (qui a été réalisée entièrement en interne grâce à un fructueux travail d’équipe).

Si vous aussi vous souhaitez créer votre business social, n’hésitez pas à vous inscrire sur le site de CréaRîF Entreprendre autrement. Vous pourrez peut-être rencontrer vos futurs partenaires techniques et financiers et devenir lauréat de ce concours dédié à l’entrepreneuriat dans l’économie sociale et solidaire.

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Rendez-vous des entrepreneurs sociaux à Montréal : inscrivez-vous !

23/04/2010

Le 1er juin prochain, l’INM et ses nombreux partenaires de l’économie sociale et solidaire organisent le premier rendez-vous des entrepreneurs sociaux. Les acteurs incontournables de l’innovation sociale québécoise ont concocté un programme très alléchant.

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux, c’est en effet :

  • Des recettes de succès, tels que Communauto, les CPE ou l’Accorderie,
  • Des conférenciers prestigieux qui dévoilent comment avoir un impact social sur la société et être acteur du changement,
  • Des partages d’expériences, de conseils et de connaissances de centaines de participants.

Pour accéder au programme détaillé, c’est par ici. N’attendez plus : vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur le site de l’événement!

Et pour vous faire patienter jusqu’au mois de juin, voici une petite vidéo…

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux from INM – Institut du Nouveau Monde on Vimeo.

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Créez votre entreprise sociale avec Entrepreneur-social.net

08/02/2010

entrepreneur-social-netCréé et animé par l’Avise, Entrepreneur-social.net a vu le jour à l’occasion du Salon des entrepreneurs. Il s’agit d’un centre de ressources online destinées à tous les créateurs d’entreprise souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat social.

Articulé autour de trois rubriques principales (« découvrez », « créez », « développez »), il regroupe l’information et les outils disponibles pour entreprendre autrement. Il répertorie ainsi l’ensemble de l’offre d’accompagnement et de financement pour les porteurs de projet d’entreprise sociale, propose des fiches pratiques (définissez votre projet social, identifiez les besoins sociaux locaux, analysez les contraintes, etc.), liste les formations universitaires et professionnelles en lien avec l’entrepreneuriat social, ou encore dresse le portrait d’entrepreneurs sociaux dont le projet a abouti.

Au-delà d’offrir au futur entrepreneur social de nombreuses ressources et de l’accompagner dans son cheminement, Entrepreneur-social.net est remarquable par son pragmatisme. Oubliée ici l’opposition (vaine) entre entrepreneuriat social et économie sociale. Grâce au concept d’entreprise sociale, le site mettra, je l’espère, tout le monde d’accord. Entrepreneur-social.net propose ainsi une définition simple de ce qu’est une entreprise sociale : « si elle partage avec les entreprises ‘classiques’ l’affirmation d’un projet économique et la nécessité de dégager des excédents, l’entreprise sociale s’en distingue très nettement par sa finalité : les excédents ne sont pas une fin en soi, mais bien un moyen au service d’un projet social ». Et de préciser qu’elle «conjugue le plus souvent un projet économique, une finalité sociale et une gouvernance participative ». Un concept qui devrait presque remplacer celui d’« économie sociale et solidaire »…

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Salon des entrepreneurs 2010 : cap sur l’innovation sociale

31/01/2010

Depuis quelques années, le Salon des entrepreneurs met à l’honneur l’entrepreneuriat social. Rappelez-vous l’année dernière, l’Avise et le Codès y avaient lancé le Livre Blanc pour développer l’entrepreneuriat social et avait fait monter sur la scène du Palais des congrès 100 entrepreneurs sociaux en gilet orange (petit rappel avec ce billet). En 2010, le programme est particulièrement alléchant. Vidéo de présentation :

À l’initiative de l’Avise, Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix et fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, est l’invité d’honneur du Salon et interviendra aux côtés d’Hugues Sibille lors de la conférence plénière d’ouverture le 3 février à 11h. C’est dire que l’entrepreneuriat social a pris toutes ses lettres de noblesse au rendez-vous des entrepreneurs! Outre une dizaine d’ateliers dédiés à l’entrepreneuriat social, il faudra tout particulièrement surveiller le lancement du site Internet entrepreneur-social.net, premier portail de ressources en ligne pour découvrir, créer et développer une entreprise sociale.

Mouvement des entrepreneurs sociaux
mouvement-entreprneurs-sociauxAutre événement à ne surtout pas manquer : le lancement officiel – la veille du Salon – du mouvement des entrepreneurs sociaux dont le président n’est autre que Jean-Marc Borello, délégué général du Groupe SOS, lequel sera accompagné de trois vice-présidents que l’on connaît bien : Jean-Guy Henckel, directeur du Réseau Cocagne, Hugues Sibille, président de l’Avise et de l’Ides, Rémi Roux, gérant de la Scop Ethiquable. Les missions que s’est fixé ce premier mouvement d’entrepreneurs sociaux en France sont ambitieuses : porter une voix nouvelle du secteur, construire une communauté active et ouverte d’acteurs de terrain et accélérer la croissance de l’offre.

Quatre chantiers très concrets rythmeront l’année 2010 puisqu’il s’agira pour le Mouvement de réfléchir à la création d’un label « entreprise sociale », d’élaborer et diffuser un langage de la preuve, de faire reconnaître l’innovation sociale au même titre que l’innovation technologique et enfin, de faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux. Autant dire que cette initiative est plus qu’enthousiasmante pour tous ceux qui agissent en faveur de l’innovation sociale!

Enfin pour ceux d’entre vous qui voudraient finir ce marathon de l’entrepreneuriat social sur un échange avec Muhammad Yunus, vous pourrez assister à la soirée intitulée “Génération Solidaire: réinventons, entreprenons!“. À noter que dans le cadre de cette soirée, Danone Communities est à l’initiative de plusieurs actions originales à destination des bloggeurs : réalisation d’une vidéo virale et interactive avec des entrepreneurs sociaux, meet-up cocktail avec des étudiants et pionniers du développement en France et à l’étranger ou encore after avec 100 personnes clés de l’innovation sociétale. Dommage que je ne puisse y assister!

Pour en savoir plus

  • Le dossier de presse de présentation du Mouvement des entrepreneurs sociaux et son site Internet
  • Programme des conférences et ateliers du Salon des entrepreneurs
  • La vidéo de présentation de la soirée “Génération Solidaire: réinventons, entreprenons!”

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Sondage Avise-CSA : Les Français font confiance à l’entrepreneuriat social

24/01/2010

entrepreneuriat-socialLe sondage CSA réalisé en janvier pour l’Avise présente des résultats encourageants pour l’entrepreneuriat social et l’économie solidaire. L’enquête révèle ainsi que pour 81% des Français, les entreprises sociales doivent inspirer les autres entreprises. 75% des personnes interrogées estiment que l’entreprise sociale est déjà « un acteur pouvant participer de la transformation positive de la société » et 77% affirment qu’elles vont se développer dans les années à venir.

Autre donnée intéressante du côté de l’emploi : près des deux tiers des Français (63%) estiment que le fait qu’un employeur potentiel soit une entreprise sociale les inciterait à postuler aux offres d’emploi qu’il propose. Cette attraction serait encore plus forte auprès des jeunes (75%). Par ailleurs, 62% des entrepreneurs potentiels seraient « prêts à créer une entreprise sociale ».

Note moins positive : 5% des Français savent précisément ce que recouvre le concept d’entrepreneuriat social! Mais alors, comment peuvent-ils faire confiance à l’entreprise sociale s’ils ne savent pas ce que c’est? Le document de synthèse précise que les personnes interrogées s’en sont vues donner une définition précise. Ce qui voudrait donc dire que lorsque on explique clairement aux gens ce qu’est l’entrepreneuriat social, ils adhèrent au concept?! Inutile de dire qu’un travail de pédagogie et de vulgarisation sur l’entrepreneuriat social reste donc indispensable.

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