Les jeunes et l’économie sociale et solidaire

27/02/2011

Economie sociale jeunesseFaire la promotion de l’économie sociale auprès des jeunes : tel est l’objectif du nouveau site internet lancé au Québec par le Conseil régional d’économie sociale de Mauricie.

Ce site entend démontrer aux jeunes qu’il existe d’autres modèles d’entrepreneuriat et de travail. Il est adapté à différents profils puisqu’il s’adresse à la fois aux jeunes qui désirent travailler ou faire un stage en économie sociale, à ceux qui souhaiteraient en devenir les promoteurs ou aux potentiels bénévoles.

C’est me semble-t-il la première fois qu’un tel site voit le jour dans un pays francophone. Il faut dire que la cible « jeunes » n’est pas prioritaire dans les campagnes de communication orchestrées par les acteurs de l’ESS, notamment en France. Pourtant, l’enjeu est de taille. Outre le fait que les jeunes d’aujourd’hui soient les acteurs de changement de demain, se pose le problème du remplacement des départs en retraite – massifs – qui vont intervenir dans les prochaines années en France. Car, avec 335 000 salariés de plus de 55 ans, c’est plus d’un salarié sur sept qui devrait prendre sa retraite d’ici à 2018 (source CNCRES 2010). Ce phénomène touche plus particulièrement les cadres : un cadre de l’ESS sur cinq a plus de 55 ans, ce qui représenterait plus de 55 000 emplois laissés vacants…

Fais le saut en ESSIl est donc urgent d’agir pour capter les jeunes. Notons au passage que le Québec a encore une fois une longueur d’avance sur la France. Le Comité sectoriel de main d’œuvre en économie sociale a en effet lancé depuis plusieurs années une réflexion sur le sujet de la relève et a développé un programme dédié à cette problématique (cf. le dispositif « Fais le saut »).

Alors que faire pour sensibiliser les jeunes Français à l’économie sociale et solidaire ?

D’abord déterminer de quoi on veut leur parler. Il est illusoire de vouloir sensibiliser les jeunes à l’ESS par le seul biais de la consommation responsable (commerce équitable, agriculture bio, circuits courts, etc). Quand on a 15, 18 et même 25 ans, cela reste difficile de tourner le dos à la consommation de masse et aux marques tant elles participent au sentiment d’appartenance à un groupe ou une communauté… Et puis soyons honnête, le prix – souvent plus élevé – des produits solidaires demeure un frein, surtout quand on a un budget serré. C’est d’ailleurs ce que démontre  le dernier sondage sur la perception de l’entrepreneuriat social réalisé par l’Avise : les jeunes seraient les moins enclin à acheter un produit social, et ce à cause de son prix. L’angle du « travailler et entreprendre autrement » semble par conséquent le plus intéressant à exploiter. On ne compte plus les études ou les articles de presse qui décrivent la génération Y et les digital natives comme des futurs salariés et entrepreneurs en quête de sens (quelques exemples ici, , ou encore ici et ). Le sondage de l’Avise indique par ailleurs que les jeunes seraient les plus déterminés à postuler dans une entreprise sociale (75% contre 63% de la population totale).

Savoir ensuite ce que l’on entend par le terme de « jeunes ». Plutôt que de vouloir toucher les 12-25 ans dans leur totalité, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur ceux qui s’apprêtent à se lancer sur le marché du travail pour leur démontrer que d’autres formes d’entrepreneuriat et de travail existent. Je suis toujours marqué par la réaction du « djeun’s » qui découvre la formule Scop. C’est d’abord inconcevable pour lui que des salariés puissent élire leur dirigeant, puis, une fois le concept mieux appréhendé, l’idée de travailler dans une Scop devient très alléchante…

Pour finir – et c’est là le plus gros challenge pour les acteurs de l’ESS – il faut adopter un langage accessible et imaginer des formats d’intervention et de sensibilisation originaux… en d’autres termes casser les codes. Fini les discours complexes sur les valeurs. Nous devons faire preuve d’un langage pragmatique : parler salaires, perspectives d’évolution, conditions de travail confortables, etc. On ne pourra faire l’économie d’une simplification du discours et il nous faudra oublier les querelles de courants (économie sociale et solidaire vs. entrepreneuriat social par exemple). Optons pour des témoignages d’entrepreneurs sociaux auxquels les jeunes peuvent facilement s’identifier, mêlons ambiance festive et actions de sensibilisation, ouvrons les portes d’entreprises qui peuvent séduire les jeunes… Bref apportons les preuves très concrètes qu’une autre économie existe et que les jeunes d’aujourd’hui devront en être les acteurs innovants de demain.

Pour aller plus loin et avoir des idées d’actions pour sensibiliser les jeunes à l’ESS :

et…

D’abord déterminer de quoi on veut leur parler. Il est illusoire de vouloir sensibiliser les jeunes à l’ESS par le seul biais de la consommation responsable. Quand on a 15, 18 et même 25 ans, cela reste difficile de tourner le dos à la consommation de masse et aux marques tant elles participent au sentiment d’appartenance à un groupe ou une communauté… L’angle du « travailler et entreprendre autrement » me semble par conséquent le plus intéressant à exploiter. On ne compte plus les études ou les articles de presse qui décrivent la génération Y et les digital natives comme des futurs salariés et entrepreneurs en quête de sens (quelques exemples ici, là, ou encore ici et là).
Savoir ensuite ce que l’on entend par le terme de  « jeunes ». Plutôt que de vouloir toucher les 12-25 ans dans leur totalité, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur ceux qui s’apprêtent à se lancer sur le marché du travail pour leur démontrer que d’autres formes d’entrepreneuriat et de travail existent. Je suis toujours marqué par la réaction du « djeun’s » qui découvre la formule Scop. C’est d’abord inconcevable pour lui que des salariés puissent prendre part à la gouvernance d’une entreprise, puis, une fois le concept mieux appréhendé, l’idée de travailler dans une Scop devient très alléchante…
Pour finir – et c’est là le plus gros challenge pour les acteurs de l’ESS – il faut adopter un langage accessible et imaginer des formats d’intervention attrayants. On ne pourra faire l’économie d’une simplification du discours et il nous faudra oublier les querelles de courants (économie sociale et solidaire vs. entrepreneuriat social par exemple). Optons pour des témoignages d’entrepreneurs sociaux auxquels les jeunes peuvent facilement s’identifier, mêlons ambiance festive et actions de sensibilisation, ouvrons les portes d’entreprises qui peuvent séduire les jeunes… Bref apportons les preuves très concrètes qu’une autre économie existe et que les jeunes d’aujourd’hui devront en être les acteurs innovants de demain.

Campagnes de com, québec

Le site des Etats généraux de l’ESS est en ligne

29/01/2011

logo-etats-generaux-essLe site des Etats généraux de l’économie sociale et solidaire est à présent en ligne. Cette plateforme collaborative est la clé de voûte de cet événement qui doit permettre à l’ESS de trouver sa place dans le débat public d’ici l’élection présidentielle de 2012.

Initiés par Claude Alphandéry et le Labo de l’ESS, les Etats généraux de l’ESS se déclinent en trois chantiers : mettre en mouvement les territoires, convaincre l’opinion et influencer les décideurs. Ce mouvement s’appuie sur la construction collective de Cahiers d’espérances, propositions concrètes et argumentées pour une économie plus respectueuse de l’humain et de son environnement.

L’outil web proposé par le Labo de l’ESS évoluera d’ici les prochaines semaines. Le site mis en ligne aujourd’hui permet d’ores et déjà de trouver toutes les infos sur les États généraux. Il deviendra ensuite plus collaboratif pour permettre de contribuer aux Cahiers d’espérances, former et gérer des groupes de travail ou encore répondre à l’appel à participation pour le grand rassemblement au Palais Brongniart les 17, 18, 19 juin 2011.

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur Claude Alphandéry, fer de lance de l’ESS et instigateur des Etats généraux, je conseille la lecture du recueil d’entretiens “Une si vive résistance” qui vient de paraître aux éditions Rue de l’échiquier. Par ailleurs, une soirée qui réunira ce grand résistant, Edgar Morin et Stéphane Hessel aura lieu le 7 février au Théâtre de la Colline. Plus d’infos ici.

Evénement solidaire

Presse, web et radio pour la pub des scop

24/01/2011

logo scopIl y a un an, les Scop (sociétés coopératives et participatives) nous dévoilaient leur nouvelle identité visuelle et leur signature (“la démocratie nous réussit“). Un an plus tard, elles poursuivent leur démarche de communication auprès du grand-public en lançant une campagne de publicité dont les objectifs sont clairs : développer la notoriété des Scop en faisant émerger leur identité de marque et les installer durablement dans le paysage économique.

Pour ce faire, la Confédération générale des Scop (qui est l’annonceur) et son agence Fondamenti ont fait le choix d’un dispositif plurimédia : la presse écrite et Internet pour cibler cadres et dirigeants susceptibles de créer, reprendre ou transmettre leur entreprise en Scop; la radio pour faire connaître les Scop auprès du plus grand nombre, en particulier aux salariés.

La campagne presse met ainsi en scène de “vrais” salariés associés de Scop :

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Ces annonces presse permettent d’illustrer et de rappeler efficacement les grands principes des scop, à savoir :

> Pérennité et ancrage local des Scop
> Partage équitable des richesses
> Dirigeant élu par les salariés associés
> Principe : une personne = une voix dans les grandes décisions
  • Leur pérennité et leur ancrage local
  • Le partage équitable des richesses
  • L’élection du dirigeant par les salariés associés
  • Le principe : une personne = une voix dans les grandes décisions

Ces visuels seront visibles dans Les Echos et Le Monde ainsi que dans la presse régionale (Ouest France, Le Progrès, Le Parisien, etc.). Pour accéder au plan média dans son intégralité, c’est ici.

Centré autour du site lesechos.fr, le dispositif web s’appuie sur un habillage de ce site et reprend sous forme de bannières les visuels de la campagne qui invitent à découvrir le “secret” de chacune de ces Scop.

Enfin, trois spots radio seront diffusés sur RTL et feront découvrir non sans humour les valeurs clés des Scops.

Cette campagne de communication est particulièrement ambitieuse. C’est sans doute la première fois qu’un réseau d’entreprises de l’économie sociale et solidaire mobilise un tel dispositif publicitaire. C’est très encourageant ! Cela montre que les scops s’institutionnalisent et qu’elles ont les moyens d’investir massivement dans la com’. Qu’on se le dise : les mass médias ne sont plus réservés aux boîtes du CAC 40, l’ESS débarque sur RTL !

Suivez les Scop sur Facebook et Twitter. Et pour voir concrètement comment fonctionne une Scop : un web-documentaire très bien fait.

Campagnes de com

Com’ et économie sociale et solidaire font-elles bon ménage ?

17/01/2011

Vous pouvez l’imaginer : ce n’est pas moi qui pourrais répondre objectivement à cette question. Je ne pourrais m’empêcher d’affirmer que les techniques de communication sont indispensables pour ne pas dire incontournables pour les entreprises d’ESS et que marketing et com’ ne rentrent pas forcément en contradiction avec les valeurs de l’économie sociale et solidaire.

Je vous laisse donc le soin d’écouter A l’Echelle humaine, une émission diffusée sur CIBL, station de radio montréalaise qui consacre chaque jeudi deux heures à l’actualité de l’ESS.

Au programme de l’édition du 6 janvier dernier : une interview d’une quinzaine de minutes de Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et spécialiste de l’éthique dans le marketing, qui explique pourquoi les entreprises de l’ESS sont réticentes à la com’ et qui revient sur l’opportunité de créer un label “Entreprise sociale” pour renforcer la lisibilité du secteur. Comme quoi, on se pose les mêmes questions en France et au Québec.


Pour celles et ceux qui ne reculeraient devant rien et qui souhaiteraient faire appel à une agence de communication solidaire et responsable, voici quelques pistes (pour – presque – tous les budgets) :

  • Econovia, qui, entre autres actions, met en oeuvre la communication du Mois de l’économie sociale et solidaire (relations presse, conseil, édition, etc.). L’agence vient d’ailleurs de lancer son propre blog. Retrouvez-y retrouver les actus de l’ESS, des fiches pratiques ou encore des interviews d’acteurs. Vidéo promotionnelle :

  • L’agence Limite, plutôt orientée RSE,
  • L’Agence verte, qui s’est d’abord spécialisée dans la com’ écolo et responsable,
  • ou encore Press’code, l’agence du Groupe SOS, dédiée à l’édition et à la création graphique.

Pensez également aux entrepreneurs des coopératives d’activités et d’emploi qui proposent souvent des services de relations presse, d’édition ou encore de conseil en communication.

Enfin, si vous voulez faire appel à une scop, la Fédération des scop de la communication vous propose un annuaire où vous trouverez peut-être chaussure à votre pied.

Actions solidaires, Conseils pratiques, Relations presse

Prix québécois 2010 de l’entreprise citoyenne

28/12/2010

Les prix de l'entreprise citoyenne 2010J’évoquais il y a quelque temps l’implication du monde des affaires québécois dans le secteur associatif et l’économie sociale de la Belle Province. Le palmarès du Prix québécois de l’entreprise citoyenne 2010 organisé par l’hebdomadaire L’Actualité montre avec quelle originalité les entreprises québécoises assument leur part de responsabilité sociale et comment elles développent une politique de développement durable ambitieuse. Les lauréats et finalistes de ce prix nous prouvent que RSE et implication sociale des entreprises ne sont pas qu’une question de com’.

Voir tout particulièrement comment le Mouvement Desjardins, groupe bancaire coopératif, envisage la solidarité sur les territoires où il est implanté.

Lire aussi le palmarès 2010 du magazine Corporate Knights, qui recense les entreprises canadiennes les plus responsables (dont trois des dix premières sont des coopératives).

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Hirsch et Seghers parlent de Social Business

28/12/2010

Martin Hirsch, ancien Haut-commissaire aux solidarités actives et Virginie Seghers, consultante, expliquent au Figaro comment et surtout pourquoi les entreprises françaises se convertissent progressivement au social business…

A lire de Virginie Seghers : L’audace des entrepreneurs sociaux.

Non classé

Le Libé des solutions 2010 est en kiosque !

24/12/2010

Libe des solutions 2010« L’homme est son propre malheur, mais aussi sa propre solution », c’est sur cette phrase que s’ouvre le Libé des solutions réalisé par Reporters d’Espoirs. Le cru 2010 de ce numéro dédié aux initiatives porteuses d’espoir illustre parfaitement la deuxième partie de cette phrase d’introduction. Que de solutions innovantes, locales, créatrices de lien social sont présentées dans ce cahier spécial ! De la coopérative d’activités et d’emploi Coopaname au service de garde pour enfants imaginé par Mom’artre en passant par les circuits courts : c’est toute la diversité et la richesse de l’économie sociale et solidaire qui est valorisée au fil des 24 pages de ce Libé.

Une économie sociale et solidaire qui n’est pourtant pas citée en tant que telle dans ce cahier – l’expression « économie solidaire » apparaît une seule et unique fois. Les journalistes de Reporters d’Espoirs ont préféré mettre en avant la finalité sociale des projets présentés. Ici, le dénominateur commun des initiatives est leur valeur ajoutée sociale et non leur statut… Un parti-pris qu’il est important de souligner puisqu’il montre bien ce qui intéresse les journalistes grand-public quand ils parlent d’ESS : caractère innovant, mobilisation des citoyens et impact social des initiatives. Ces angles devraient être plus souvent exploités par les acteurs de l’économie sociale et solidaire dans leurs relations presse. Surtout si l’on veut que l’ESS trouve sa place dans les médias, et pas seulement une fois par an, avant Noël et dans Libé…

Toute l’année, suivez l’actualité de l’économie sociale et solidaire, de l’entrepreneuriat social et de la philanthropie sur Youphil, le média de toutes les solidarités.

Retrouvez également les initiatives citoyennes de Passage à l’acte sur Rue89.

Médias, Relations presse

Fêtes de fin d’année : l’ESS communique par l’espoir… et l’humour.

19/12/2010

C’est l’hiver, Noël arrive à grands pas, et comme souvent, les ONG et associations caritatives profitent de cette période – où le degré de générosité est censé être inversement proportionnel aux températures négatives de décembre – pour interpeler le grand-public à coup de campagnes choc. La Fondation Abbé Pierre ne déroge pas à la règle avec sa nouvelle campagne qui dénonce l’enfance mal logée :

fondation-abbe-pierre-dec2010

Avec ces pubs réalisées par BDDP et Fils, la Fondation entend attirer l’attention du public sur les 600 000 enfants qui souffrent de conditions de vie indignes. C’est efficace, original, bien trouvé et le message a le mérite d’être clair… mais il faut être honnête, la campagne ne rime pas vraiment avec « espoir » (l’enfant étant quasi “figé” dans sa situation précaire).

Alors quand j’ai vu le film qui vient d’être mis en ligne à l’occasion des 25 ans du Groupe SOS, je me suis dit que la com solidaire pendant les fêtes ne serait pas uniquement synonyme de morosité. Je vous laisse apprécier :


Groupe SOS – Le pot de départ
envoyé par groupe-sos.

Enfin une campagne de communication qui allie solidarité et optimisme ! Ce film est lancé au même moment que « Personne n’est au bout de son histoire », recueil de portraits réalisés par le photographe Reza pour le Groupe SOS… Ces portraits sont ceux d’hommes et de femmes qui, grâce aux dispositifs d’accompagnement du Groupe SOS, ont retrouvé une place dans la société. L’entreprise d’économie sociale et solidaire fait ici le choix de l’optimisme et laisse entrevoir un avenir un peu moins gris. Ce qui n’est pas sans rappeler les pubs de l’Itinéraire qui adoptaient un ton similaire… une campagne qui montrait que l’économie sociale et solidaire est avant tout une économie porteuse de solutions.

Sur un autre registre, à l’Atelier - Centre de ressources régional de l’économie sociale et solidaire, où je travaille, nous avons fait le pari de l’humour pour communiquer pendant les fêtes :

campagne-atelier-conso-noel-2010

Avec cette campagne, nous voulons rompre avec les messages moralisateurs autour de la consommation responsable et prouver que l’on peut communiquer différemment sur l’économie sociale et solidaire…

Une dose d’humour et d’espoir pour clore une année 2010 synonyme de crises en tout genre, ça fait du bien, non?

Campagnes de com

La solidarité selon Google

18/12/2010

Google-Dont-be-evilAprès avoir offert 20 millions de dollars aux associations en 2009, Google récidive. Comme l’année dernière, le géant du net distribuera cette coquette somme à dix ONG… dont Ashoka ! Le réseau de soutien aux entrepreneurs sociaux a en effet intégré la liste des associations récompensées par Google, ce qui est extrêmement encourageant pour l’innovation sociale et l’entrepreneuriat solidaire. Pour en savoir plus, petite animation (toujours aussi bien faite) :

Pour Noël 2010, Google va encore plus loin dans son investissement caritatif. En plus de ce méga don de 20 millions de dollars, la firme permet aux utilisateurs de Chrome (son navigateur) de devenir des “donateurs indirects”, et ce via leur navigation. Grâce au module Chrome for a cause, tout onglet ouvert par l’internaute est comptabilisé puis converti en don. Dix onglets ouverts deviennent un arbre planté, 25 onglets donnent des vaccins, 200 onglets fournissent de l’eau potable à une personne pour un an. Le 19 décembre, Google arrête les compteurs et donne du vrai argent à cinq ONG (comme Médecins sans frontières ou Un Techo para mi Pais).

Avec ces démarches, Google veut une fois de plus coller à son slogan (“Don’t be evil”), tout en faisant une belle promo pour son navigateur. Altruiste mais pas seulement…

Actions solidaires, web 2.0

Muhammad Yunus dans les Simpson

02/10/2010

Yunus SimpsonLe 3 octobre prochain, le Professeur Yunus – créateur du micro-crédit, Prix Nobel de la paix et j’en passe – sera la guest star d’un épisode des Simpson. Il donnera à cette occasion une leçon de finance et d’entrepreneuriat social aux habitants de Springfield.

Cette apparition dans une des séries les plus populaires des 20 dernières années n’est pas qu’anecdotique. Elle confirme la popularité de Muhammad Yunus  et de son approche de l’économie à l’échelle internationale. Un signe encourageant pour le micro-crédit et l’entrepreneuriat social. A quand Maria Nowak et l’Adie aux Guignols de l’info ?

Au-delà du micro-crédit, Muhammad Yunus est à l’origine de nombreux projets d’entrepreneuriat social. Pour en savoir plus, je vous conseille cet article paru il y a quelques jours dans La Presse ainsi que celui-ci publié dans Le Devoir (où l’on apprend que le Prix Nobel souhaiterait faire profiter les communautés autochtones canadiennes du principe du micro-crédit). Et pour suivre l’actualité du Professeur Yunus, rejoignez la Page Facebook du Yunus Center.

Et pour regarder l’épisode, rendez-vous sur les-simpsons.me.


A l'étranger, entrepreneuriat social