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Archives pour la catégorie ‘Coopératives’

MadeInScop : la com version scop

12/03/2011

logo-made-in-scopDans un de mes précédents billets, j’évoquais la relation entre économie sociale et solidaire et communication.

A la question ” Com’ et ESS font-elles bon ménage”, on peut maintenant répondre “oui”, surtout depuis le lancement de MadeInScop. Lancée cette semaine par la Fédération des scop de la communication, MadeInScop va réconcilier com’ et ESS. Cette plateforme s’adresse en effet aux professionnels qui souhaitent faire appel à des agences de communication tout en travaillant avec des entreprises sociales.

Le principe de MadeInScop est simple. Prenons l’exemple du chargé de com qui veut mettre en oeuvre une campagne de communication globale (disons du web, des relations presse et de l’édition). Plutôt que de s’arracher les cheveux à trouver les prestataires qui peuvent répondre à ses besoins tout en étant des entreprises de l’ESS, il adresse son cahier des charges à MadeInScop. La plateforme va ensuite se charger – gratuitement – de trouver la webagency, l’agence de RP, les créatifs et les imprimeurs les plus adaptés dans le réseau des 200 Scop de la com. Au final, le chargé de com reçoit une offre globale de la part de MadeInScop et peut passer commande. MadeInScop coordonne ensuite les travaux entre les différents prestataire… et émet une seule et unique facture.

Cette initiative est une réelle innovation. Elle permet aux entreprises privées de développer une réelle politique d’achat responsable (puisqu’elles font appel à des scop) et favorise la coopération entre entreprises de l’ESS leur permettant d’accéder à des appels d’offre auxquels elles n’auraient peut-être pas pu répondre seules… Le changement d’échelle de l’économie sociale et solidaire réside incontestablement dans ces solutions de mutualisation et de coopération.

Coopératives, Ressources

La com’ à l’italienne

18/08/2010

logo-unicoopfirenzeDe retour de Toscane, je partage avec vous une campagne de communication découverte au détour des rues florentines. Il s’agit d’une campagne d’affichage pour Unicoop Firenze, coopérative de consommateurs qui compte plus d’un million de sociétaires et une centaine de points de vente (hypermarchés, supermarchés et supérettes). Pour faire simple, l’objectif de cette énorme coopérative est de permettre à ses sociétaires d’accéder à des biens de consommation à des prix raisonnables. Mais dans la pub en question, pas de discours sur les prix ni d’offres promotionnelles. La preuve en images :

Unicoop Firenze

« Nous aidons la Toscane à croître, depuis toujours. »

Avec ce slogan et ce visuel qui rappelle les paysages toscans, Unicoop veut mettre en avant sa contribution à l’économie locale et à la création d’emplois ainsi que son ancrage territorial. Sur le site Internet de la coopérative, on obtient une explication de texte : environ 25% des acquisitions faites par Unicoop viennent directement de fournisseurs toscans. Ces achats (qui représentent plus de 400 millions d’euros) sont réalisés auprès de 725 entreprises locales et génèrent 18 000 emplois directs et indirects dans la région.

Loin des discours sur le pouvoir d’achat, les soldes et l’hyperconsommation auquel nous a habitués la grande distribution, Unicoop opte pour une campagne de communication institutionnelle et apporte ainsi la preuve que l’économie sociale participe de manière très concrète au dynamisme économique d’une région. Et ce en toute simplicité et sur des panneaux 4 par 3…

A l'étranger, Campagnes de com, Coopératives , , ,

Les banques coopératives communiquent (plus ou moins bien)

19/07/2010

Ca fait pas mal de temps que je veux en parler, alors je me lance… Aujourd’hui, billet d’humeur sur la « nouvelle » campagne de com du Crédit coopératif qui, je l’avoue, m’a déçu. Je vous laisse admirer :

Selon moi, cette campagne peut difficilement toucher le grand-public. Je m’explique. Voulant délivrer un message didactique pour convaincre, elle devient complexe voire illisible (trop de texte tue le texte, non ?). Elle entend jouer sur les valeurs de la banque coopérative, mais en vient à donner des leçons (cf. le « J’en ai marre de penser qu’à moi », on ne peut plus culpabilisant). Et ne parlons pas de la bichromie qui donne une allure de tract syndical à cette campagne qui a tout de même tapissé les murs du métro parisien. Enfin, le principe du crayonné met trop de distance entre « Marie », « Olivier » et le lecteur qui ne peut, de fait, s’identifier à eux.

Bref, si l’objectif de ces pubs était de prêcher des convertis, c’est réussi. En revanche, pour attirer des personnes qui ne sont pas sensibilisées à l’épargne solidaire ou au modèle coopératif, il faudra repasser. Cette campagne de com’ ne travaille pas en faveur de l’économie sociale et solidaire qui est – encore et toujours – dépeinte comme un concept pas très fun, compliqué à appréhender, réservé à des initiés.

Bon, je ne peux pas conclure ce billet sur une note aussi critique. Non, parce qu’il y a des acteurs de l’ESS qui communiquent efficacement : le Crédit mutuel avec sa dernière campagne, par exemple.

Ces clips (réalisés par l’Agence H) mettent très bien en avant les bénéfices que peuvent tirer les clients – pardons les sociétaires – des services et des valeurs des banques coopératives. Pas besoin de longs discours, la preuve par l’exemple et l’humour suffit.

Pour ceux qui souhaitent devenir fan du Crédit coopératif sur Facebook (parce que niveau réseaux sociaux, ils sont quand même bons au Crédit coop), c’est ici.

Campagnes de com, Coopératives, Finance solidaire, Humeurs , ,

Ecto concilie coworking et coopérative

02/12/2009

AccueilLe Québec compte plus de 500 000 travailleurs autonomes. Même si ce statut inspire souvent admiration et alimente beaucoup de fantasmes (ah… la figure de l’entrepreneur !), la vie de ces travailleurs indépendants n’est pas toujours rose. Ces « SBF » – pour « Sans Bureau Fixe » – sont souvent confrontés à l’isolement professionnel. Ajoutez à cela des espaces de travail souvent mal adaptés à leurs activités – puisqu’ils travaillent souvent de leur domicile – des réunions improvisées au café du coin et la paperasserie administrative à gérer et vous constaterez que la vie du SBF n’est pas tous les jours facile. C’est pour améliorer le quotidien des travailleurs autonomes et favoriser leurs interactions qu’a été créée ECTO. Découverte de cet espace de coworking ET coopérative de solidarité sur communication-solidaire…

Ouvert depuis quelques mois, ECTO est un lieu de coworking, ou en bon français, un espace de travail partagé. Situé en lieu et place de l’ancienne phonothèque de Montréal, en plein cœur du Plateau Mont-Royal, ECTO propose des équipements et des services (salle de réunion, Internet, impressions, rangements et même café et muffins !) à des travailleurs autonomes, des consultants, des représentants… bref à tous ces « travailleurs nomades urbains » qui n’ont pas de lieu de travail fixe. Espace entièrement modulable et ouvert, meubles ergonomiques, cuisine chaleureuse, canapés confortables… tout est fait pour accueillir de façon optimale le « SBF » esseulé.

Coin cosyECTO n’est pas le premier espace de coworking à Montréal et au Québec, mais c’est bien le seul à avoir opté pour le modèle coopératif. « Pour nous, il a toujours été clair qu’ECTO serait une coop, ça ne pouvait être autrement » explique Samantha Slade, co-fondatrice d’ECTO et de Percolab, entreprise sociale. « Dès les premières réunions de travail, les créateurs d’ECTO se sont retrouvés autour de valeurs comme la démocratie, l’ouverture ou encore la transparence » ajoute Diane Ouellet, elle aussi co-fondatrice de la coop. Des valeurs qui convergeaient toutes vers le modèle coopératif et son mode de gouvernance partagé. Dès les prémices d’ECTO, les fondateurs choisissent d’ailleurs d’ouvrir les réflexions au plus grand nombre en créant un wiki sur internet où chacun peut apporter ses propres idées et contributions.

Poètes, philosophes et designers
Deux ans après le lancement de ce wiki, ECTO a ouvert ses portes et compte aujourd’hui plus de 20 membres utilisateurs. Car pour pouvoir utiliser l’espace d’ECTO, il faut bien entendu devenir membre de la coop. « Cela rend le travailleur socialement responsable » souligne Diane. Pour être en phase avec ses valeurs, ECTO refuse de se positionner sur un secteur professionnel spécifique comme peuvent le faire d’autres espaces de coworking montréalais. Ici, une illustratrice de livres pour enfants côtoie un poète, un philosophe spécialiste du multimédia échange avec un consultant en communication et une rédactrice peut découvrir les rêves les plus fous d’un designer. « Cela crée des opportunités, explique Samantha avec enthousiasme, je suis convaincue qu’en étant membre d’ECTO, le travailleur autonome connaîtra davantage de succès professionnels car ici, réseautage, discussions et échanges sont favorisés ! ».

Au-delà des avantages indéniables qu’ECTO apporte aux travailleurs autonomes, la coop entend être actrice de la vie économique, démocratique et culturelle locale. L’espace de travail a ainsi été conçu par une designeuse habitant le quartier, et certains meubles ont été dessinés et élaborés par des artisans montréalais. ECTO accueille également le Café des connaissances et a été le lieu du dernier Yulcamp consacré à la culture alimentaire. Des 5 à 7 professionnels y sont aussi organisés par la CDEC Centre-Sud / Plateau Mont-Royal, partenaire privilégié de la coop.

On l’aura compris, ECTO est bien plus qu’un simple espace partagé de travail. Organisation d’économie sociale, elle contribue au dynamisme économique local et permet à des travailleurs autonomes de se consacrer plus sereinement et efficacement à leurs activités. En phase de démarrage, la coop a besoin de membres pour assurer à ses projets tout le succès qu’ils méritent. Alors, pourquoi n’iriez-vous pas vous installer confortablement dans les canapés d’ECTO pour envoyer votre prochain mail à votre client préféré ?


Pour en savoir plus…

Découvrez ECTO en images.

Visionnez un entretien avec Samantha Slade et Diane Ouellet, membres d’ECTO

Contactez ECTO :
http://ecto.coop
880 rue Roy Est
Montréal Québec H2L 1E6
info@ecto.coop
+1 514 564-8636
Pour s’y rendre

Coopératives, québec , ,

La santé en mode coopératif

02/11/2009

cooperative-de-santeSuite de la série consacrée à l’économie sociale québécoise avec un concept innovant : celui de la coopérative de santé. Phénomène marginal il y a encore quelques années, la coop de santé devient une réalité sociale au Québec. Ce modèle qui permet au citoyen d’accéder aux services de santé tout en lui donnant la possibilité de s’investir dans la gestion de ce centre sanitaire d’un genre nouveau est une des réponses à la dégradation du système de santé québécois.

Manque de généralistes, médecins de famille inaccessibles, longues heures d’attente (et de patience) pour se faire soigner… le système de santé québécois est grippé. Il manquerait 800 médecins de famille au Québec pour pouvoir répondre aux besoins de la population. Certaines zones rurales sont d’ailleurs devenues de véritables déserts médicaux. Face à cette situation critique, les citoyens ont, comme c’est souvent le cas dans la Belle Province, décidé de prendre les choses en main. C’est ainsi qu’une vingtaine de coopératives de santé a vu le jour un peu partout au Québec depuis 1996 et que quinze autres sont actuellement en phase de démarrage.

Le principe de la coopérative de santé est identique à celui des autres coop : elle appartient à ses membres (souvent de ‘simples’ citoyens), qui en ont acquis une part sociale et en assurent la gestion et l’administration. L’objectif pour les membres est de se doter d’un service de santé de proximité, mais la mission de la coop de santé va souvent au-delà. « Les coop offrent bien entendu des soins de première ligne, mais une grande partie d’entre elles proposent également des services de prévention à la santé » explique Benoît Caron, Directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec (FCSDSQ). Certaines coop offrent ainsi à leurs membres des ateliers de sensibilisation – à la nutrition ou au diabète, par exemple – et il n’est pas rare qu’ostéopathes, nutritionnistes, ou psychologues travaillent aux côtés des médecins généralistes. La coop devient ainsi « un carrefour de santé qui délivre de nombreux services curatifs et préventifs», indique Benoît Caron.

Patients responsables
Autre rôle positif assuré par la coop de santé : elle incite le citoyen-membre à devenir acteur de sa propre santé et de celle de sa communauté. Bref, elle responsabilise le patient… un argument qui séduit bon nombre de médecins qui préfèrent avoir affaire à un patient responsable plutôt qu’à un consommateur de soins. Enfin, selon le Directeur de la FCSDSQ, « les coopératives de santé contribuent à une meilleure répartition des médecins sur le territoire québécois, puisqu’elles les incitent à venir s’installer là où ils n’auraient pas été s’il n’y avait pas eu ce type d’infrastructures citoyennes ».

Encadré FCSDSQ copieA lire ces quelques lignes, on pourrait penser que la partie est gagnée pour la coopérative de santé et qu’elle pourrait rapidement devenir LA solution aux maux du système de santé québécois. Pourtant les défis restent nombreux pour ce modèle coopératif. Il lui faudra ainsi convaincre que le fait de payer une cotisation pour devenir membre ne remet pas en question le principe d’égalité d’accès aux soins. En d’autres termes, et comme l’impose la loi, que les soins de première ligne sont accessibles tant aux membres qu’aux non-membres de la coopérative de santé. Ce qui, a en croire quelques articles, n’est pas toujours le cas.

L’autre défi de taille pour les coopératives est d’attirer les médecins généralistes dans des zones rurales, ce qui là encore n’est pas évident. Enfin, comme toute entreprise, la coop de santé doit trouver des ressources financières et se doter d’un solide plan d’affaires pour assurer sa viabilité économique.

Pourtant, ces nombreux challenges ne semblent pas décourager les citoyens déterminés à mettre sur pieds des coop de santé pour leur communauté. Certains d’entre eux ont même décidé d’en développer en milieu urbain, à l’image des habitants du quartier montréalais de Villeray. Ces derniers travaillent depuis plus d’un an à la création d’une coopérative pour palier le manque de services de santé auquel sont confrontés les habitants du quartier : une première pour la métropole québécoise !


Pour ceux qui souhaitent écouter l’interview de M. Benoît Caron, Directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec (FCSDSQ), voici les mp3 sous forme de “3 Questions à” :

  • Qu’est ce qu’une coopérative de santé ?

  • En quoi une coop de santé est-elle une entreprise d’économie sociale ?

  • Quels sont les défis d’avenir pour les coop de santé ?


Et pour aller plus loin…

  • Accédez au portrait statistique des coopératives de santé réalisé par la FCSDSQ
  • Découvrez la coop de santé Villeray en accédant à son blog et à un article qui lui est dédié.

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Lezarts, une coopérative d’habitation très artistique

22/08/2009

logolezartsVignes, tournesols, et autres fleurs aux couleurs chatoyantes… Quand on pénètre dans le luxuriant jardin de la coopérative d’habitation Lezarts, on peine à croire que l’on se trouve dans le Centre sud de Montréal, un ancien quartier industriel de la métropole québécoise. Ce havre de nature n’est qu’une des nombreuses surprises que réserve cette coop dont les résidants sont tous des artistes professionnels. Visite guidée.

« Ici, chacun a des responsabilités ! » précise avec le sourire Jean-Pierre Lacroix, l’un des fondateurs de Lezarts. Parce que dans cette coopérative d’habitation, pas de concierge, de syndic et encore moins d’agent d’entretien. Chaque habitant est responsable du bon fonctionnement de la coop et doit mettre la main à la pâte. Et pour cause : dans ce type d’habitat d’économie sociale, les résidants sont membres à part entière de leur coop. Ils sont à la fois locataires de leur logement individuel et propriétaires de leur immeuble, puisqu’ils en ont acquis une part.

PhotoarticleEt à Lezarts, on peut sans hésiter parler de membres (très) actifs : ils s’investissent chaque mois dans le conseil d’administration – où toutes les décisions sont prises démocratiquement -, veillent aux finances de la coop, en assurent le secrétariat, l’entretien et à la communication. Ils participent également à la sélection des nouveaux résidants. « On apprend à travailler ensemble, explique Jean-Pierre. Vivre en coop permet de se former et de se découvrir des talents, ça développe l’empowerment ! ». « Habiter en coop c’est comme avoir un job », poursuit Stéphanie Morissette, dessinatrice-vidéaste et ‘lezartienne’ depuis 2002. On l’aura compris, opter pour l’habitat coopératif demande un réel investissement personnel. Mais vu ce que leur apporte leur vie à Lezarts, les membres de la coopérative sont prêts à donner un peu de leur temps et de leur énergie.

Favoriser l’art et la création
Lezarts est loin d’être une coopérative d’habitation comme les autres ! Ouverte en 2002, c’est la seule au Québec dont les membres sont exclusivement des artistes professionnels. Dans cette coop hors du commun, tout est fait pour faciliter l’exercice des arts visuels et médiatiques. « Les 33 logements ont été pensés pour offrir un important espace de travail et de création aux résidants, explique Jérôme Bouchard, peintre et membre de la coop depuis plus de 6 ans. C’est parfait pour moi qui ai souvent besoin de voir mes réalisations avec du recul ».

Par ailleurs, le prix des logements est adapté à la situation financière des artistes. « Les loyers de Lezarts doivent être inférieurs au loyer montréalais moyen, explique Stéphanie Morissette. En plus, en tant que membre nous bénéficions d’un rabais de 150$ par mois ».

Mais c’est surtout le fait de pouvoir vivre aux côtés d’autres artistes qui est très stimulant pour les membres de Lezarts. « Habiter ici ouvre de nouveaux horizons », explique avec passion Stéphanie. « On peut très facilement échanger avec nos voisins voire même s’entraider, souligne Jean-Pierre Lacroix. J’ai même eu l’occasion de faire du troc avec Stéphanie : des photos contre des rideaux ».

Le partage autour des créations et de la vie culturelle est également favorisé. « Une fois par mois, un artiste présente son travail aux autres membres de la coop, indique Jérôme Bouchard. Et quand on sait qu’il y a des appels à projets, on en informe les autres membres », poursuit-il.

De plus, un des logements accueille des artistes étrangers invités par le Conseil des arts et des lettres du Québec. « On échange beaucoup avec eux. C’est vraiment intéressant de rencontrer des artistes internationaux », lance Jérôme, enthousiaste.

Encadré FECHIMM

Lezarts joue également un rôle important au sein de son territoire. Ancienne usine de vêtements, totalement réaménagée et recyclée, elle symbolise la revitalisation du quartier. « Le voisinage est plus dynamique qu’avant indique Jean-Pierre, des activités se sont créées autour de la coop ». Des ateliers d’artistes ont ainsi vu le jour depuis 2002.
« Il y a également des interactions avec les habitants du quartier », explique Stéphanie. En effet, soucieux d’associer leurs voisins à la vie de Lezarts, les artistes les convient chaque année à découvrir leurs œuvres à l’occasion d’une visite d’ateliers.

Enfin, les membres de la coop s’investissent dans la vie de leur quartier. Certains d’entre eux ont exposé dans les parcs alentour ou à la Maison de la Culture Frontenac. D’autres encore sont impliqués dans le marché Frontenac, qui travaille uniquement avec des producteurs des environs de Montréal. Car non contents de donner du temps pour leur coop, les membres de Lezarts sont aussi des citoyens actifs et engagés. Les deux doivent vraisemblablement aller de pair…


Découvrez la coop en images.

Pour découvrir les réalisations des artistes qui ont répondu à mes questions :

Pour en savoir plus sur les coopératives d’habitation :

  • www.fechimm.coop, site de la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain et
  • www.cooperativehabitation.coop, site web de la Confédération québécoise des coopératives d’habitation.

Et enfin, les coordonnées de Lezarts :
2220 rue Parthenais, Montréal (QC) - H2K 3T4
Pour s’y rendre
info@lezarts.coop
www.lezarts.coop

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