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Archives pour la catégorie ‘Conseils pratiques’

Com’ et économie sociale et solidaire font-elles bon ménage ?

17/01/2011

Vous pouvez l’imaginer : ce n’est pas moi qui pourrais répondre objectivement à cette question. Je ne pourrais m’empêcher d’affirmer que les techniques de communication sont indispensables pour ne pas dire incontournables pour les entreprises d’ESS et que marketing et com’ ne rentrent pas forcément en contradiction avec les valeurs de l’économie sociale et solidaire.

Je vous laisse donc le soin d’écouter A l’Echelle humaine, une émission diffusée sur CIBL, station de radio montréalaise qui consacre chaque jeudi deux heures à l’actualité de l’ESS.

Au programme de l’édition du 6 janvier dernier : une interview d’une quinzaine de minutes de Fabien Durif, professeur à l’Université de Sherbrooke et spécialiste de l’éthique dans le marketing, qui explique pourquoi les entreprises de l’ESS sont réticentes à la com’ et qui revient sur l’opportunité de créer un label “Entreprise sociale” pour renforcer la lisibilité du secteur. Comme quoi, on se pose les mêmes questions en France et au Québec.


Pour celles et ceux qui ne reculeraient devant rien et qui souhaiteraient faire appel à une agence de communication solidaire et responsable, voici quelques pistes (pour – presque – tous les budgets) :

  • Econovia, qui, entre autres actions, met en oeuvre la communication du Mois de l’économie sociale et solidaire (relations presse, conseil, édition, etc.). L’agence vient d’ailleurs de lancer son propre blog. Retrouvez-y retrouver les actus de l’ESS, des fiches pratiques ou encore des interviews d’acteurs. Vidéo promotionnelle :

  • L’agence Limite, plutôt orientée RSE,
  • L’Agence verte, qui s’est d’abord spécialisée dans la com’ écolo et responsable,
  • ou encore Press’code, l’agence du Groupe SOS, dédiée à l’édition et à la création graphique.

Pensez également aux entrepreneurs des coopératives d’activités et d’emploi qui proposent souvent des services de relations presse, d’édition ou encore de conseil en communication.

Enfin, si vous voulez faire appel à une scop, la Fédération des scop de la communication vous propose un annuaire où vous trouverez peut-être chaussure à votre pied.

Actions solidaires, Conseils pratiques, Relations presse , , ,

Sondage OpinionWay/Avise : l’insertion par l’activité économique confrontée à son manque de notoriété

06/05/2009

Microsoft Word - 02 - IAE - Presentation gale.docJe dois avouer qu’en découvrant les résultats d’un sondage* commandé par l’Avise à Opinion Way sur la notoriété de l’Insertion par l’activité économique (IAE), j’ai failli tomber de ma chaise. Cette étude, dévoilée lors des Assises des CDIAE, révèle en effet que pas moins de “60% des Français auraient déjà entendu parler de structures d’insertion par l’activité économique “ …

Etant chargé de communication d’une fédération de l’IAE, ces chiffres m’apparaissent comme étant quelque peu fantaisistes. Si l’IAE souffre d’un mal c’est bien celui d’un manque chronique de notoriété. J’en veux pour preuve le niveau de connaissance – plus que faible – des journalistes de la presse généraliste quant à ce secteur… journalistes qui sont censés être, peu ou prou, représentatifs de l’opinion publique et qui, même en ces temps de crise, ont du mal à se passionner pour l’insertion. Les témoignages quotidiens des entreprises de l’IAE permettent également d’infirmer les résultats du sondage. Chaque jour, ces entreprises se frottent à l’ignorance des décideurs et du grand-public.

Je ne vois franchement pas l’intérêt de diffuser ce genre de données. Pour rassurer le secteur ?! L’insertion par l’activité économique et ses acteurs n’en ont nul besoin. Au contraire, ils devraient davantage être confrontés à leur manque de notoriété pour prendre conscience de leurs difficultés à communiquer et mieux les dépasser…

Heureusement, le volet qualitatif de l’enquête qui s’appuie sur des entretiens avec des entrepreneurs recourant à l’IAE, est riche de quelques enseignements. Ils auraient pu être davantage exploités lors des Assises des CDIAE.

L’enquête révèle ainsi un contraste entre la perception des entreprises de l’IAE avant et après le partenariat engagé avec les entreprises “classiques”. En amont, les gérants de PME ont une “vision partielle du secteur, qui paraît flou, complexe et peu fiable”. Mais une fois le partenariat engagé, “cette image mue vers des attributs beaucoup plus positifs : compétence, adaptabilité, responsabilité sociale de l’entreprise”. Un dirigeant de PME tente d’expliquer cet état de fait par le manque de communication des acteurs : “Ils ne communiquent pas suffisamment, et surtout pas suffisamment bien. Je suis persuadé qu’ils toucheraient bien plus d’entreprises en communiquant efficacement ”.

L’une des solutions pour aller à l’encontre des idées reçues et maximiser la notoriété des acteurs de l’IAE serait donc le « plus communiquer » ou plutôt le « mieux communiquer ». On ne peut être que d’accord avec le diagnostic… Pour poursuivre la discussion, voici quelques – modestes – pistes de réflexion qui permettraient peut-être au secteur de se (mieux) faire connaître et comprendre.

Aux têtes de réseaux, la valorisation du secteur
Pour augmenter la notoriété de l’insertion par l’activité économique, les fédérations et autres têtes de réseaux devraient entreprendre, au niveau national, des actions de communication faisant la pédagogie du secteur : déjeuners presse thématiques, organisation de conférences débats ouvertes au grand public (à l’image des AlterMardis du Groupe SOS)… Le CNIAE devrait d’ailleurs être moteur de ce type d’événements.

Favoriser les actions collectives en inter-réseaux
L’une des – regrettables – spécificités de l’IAE est la multiplicité de ses têtes de réseaux. Pas moins de huit voire neuf fédérations (ou réseaux) défendent les intérêts d’acteurs de l’IAE, et disent plus ou moins la même chose… mais différemment. Le secteur gagnerait en visibilité (et surtout en crédibilité) si les têtes de réseaux multipliaient les actions de communication concertées et unifiées. Pourquoi ne pas créer une semaine nationale de l’IAE qui permettrait de sensibiliser les médias et le grand-public (le micro-crédit et le commerce équitable ont bien leur semaine et quinzaine respectives…) ? Le mois de l’économie sociale et solidaire doit également être une fenêtre de tir pour entreprendre des actions de communication collectives et réaffirmer haut et fort une appartenance au secteur de l’ESS à côté d’autres acteurs du secteur.

Communiquer par la preuve
Les acteurs de l’IAE éprouvent des difficultés à disposer de solides données chiffrées et, partant, de communiquer sur leurs poids économiques. Des initiatives comme l’observatoire des entreprises d’insertion mis en place par le CNEI devraient être encouragées et multipliées. Les réseaux de l’IAE devraient également pouvoir diffuser des chiffres valorisant l’impact social des acteurs du secteur. Jusqu’à présent, seules des études régionales ont été menées et les chiffres traduisant le retour sur investissement qu’offrent les entreprises de l’IAE à leurs financeurs font défaut.
Il est également incontournable de valoriser les actions locales des entrepreneurs de l’insertion par l’activité économique. A eux de faire connaître à la presse locale leurs initiatives souvent originales et aux têtes de réseaux de les communiquer auprès des médias nationaux pour illustrer très concrètement les innovations du secteur.

S’appuyer sur des porte-paroles charismatiques
Enfin, et cette problématique est inhérente à l’ensemble de l’ESS, l’IAE devrait pouvoir s’appuyer sur des représentants emblématiques – de préférences médiatiques – qui seraient les porte-paroles du secteur.

Voila pour les premières pistes de réflexion, qui j’en ai bien conscience, ne sont qu’embryonnaires. Je tâcherai de les enrichir au fil du temps (et au fil de mes expériences).

N’hésitez pas à me faire part de vos idées et commentaires !

 

* L’échantillon, représentatif de la population française, est composé de 995 personnes. Les personnes interrogées sont issues de Newpanel, le panel en ligne représentatif d’OpinionWay. L’échantillon, interrogé entre le 8 et le 9 avril 2009, a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de secteur d’activité.

 
Plus d’informations : Télécharger le dossier de presse des Assises des CDIAE.

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Les problèmes de communication de l’économie sociale et solidaire

31/01/2009

On dit souvent qu’en France et en Europe, l’Economie sociale et solidaire est un géant économique mais un nain politique. Un géant économique puisqu’elle salarie 2 millions de personnes dans l’hexagone et qu’elle représente 11,7% du PIB français. Un nain politique parce qu’elle peine à se faire connaître et reconnaître. Les causes sont multiples. Le fait qu’il n’y ait pas de véritable porte-parole de l’ESS  peut expliquer ce manque de visibilité et de notoriété.

L’économie sociale et solidaire est confrontée à un véritable problème de communication : trop d’acteurs prennent la parole pour en vanter les mérites, sans qu’aucun ne réussisse à se hisser au rang de représentant du secteur entier dans l’opinion publique. Résultat : un bruit… inaudible !

Je me suis inspiré du principe du tag cloud (ou nuage de mots clés) pour illustrer cette situation. Ci-dessous donc, le tag cloud de l’économie sociale et solidaire constitué des noms des principaux acteurs du secteur dont la taille varie en fonction de leur capacité à se faire entendre et à valoriser les actions de l’ESS.

ess-tag

Bref… une belle nébuleuse dans laquelle on constate que les acteurs de terrain ont du mal à se faire entendre à l’exception peut-être des mutuelles et des banques coopératives, mais qui, à mon sens, ne sont pas spontanément assimilées au secteur de l’ESS par l’opinion publique.

Je me suis prêté à un autre petit jeu pour voir si internet était à l’image de la situation que je viens de décrire avec le tag cloud… Autrement dit, j’ai voulu vérifier si des représentants français de l’ESS prenaient efficacement la parole sur le net et étaient clairement identifiés par Google. J’ai donc lancé des requêtes sur les termes « économie sociale et solidaire » sur Google.fr. J’ai ensuite comparé les résultats obtenus avec ceux d’autres pays occidentaux, en utilisant « économie sociale et solidaire » sur Google.ca (Canada), « third sector » sur Google.uk.co (Royaume-Uni) et « social entrepreneurship » sur Google.com (USA)… Les résultats parlent d’eux-mêmes! 

resultatsgoogleessEn France, aucun site web d’organisme de l’ESS n’apparaît dans les premiers résultats. Seules les CRESS de Rhône-Alpes et PACA tirent leur épingle du jeu. Mais aucun représentant national… En revanche dans les autres pays, Google a clairement identifié des institutions (le Chantier de l’économie sociale au Québec et le Ministère du Tiers Secteur au Royaume-Uni) ainsi que des groupements et des fondations (Ashoka, Skoll Foundation ou Schwab Foundation aux Etats-Unis). Ce qui révèle que ces acteurs étrangers ont réussi à développer une communication efficace sur internet.

Il est facile de constater. Il est plus compliqué de trouver des solutions à ce problème de communication. Je tenterai cependant de faire quelques propositions afin de remédier à l’absence de structuration dans la prise de parole de l’ESS.

Vu la situation, il est urgent de créer un label “Economie sociale et solidaire” comme l’on fait les producteurs Bio ainsi qu’une plateforme de communication commune réunissant tous les acteurs du secteur (Avise, Ceges, fédérations de l’ESS, universités et grandes écoles…) à l’image de l’Artisanat de France qui a rassemblé ses interprofessions pour communiquer d’une seule voix (via artisanat.info, ou par l’intermédiaire de campagnes télés et d’événements nationaux d’envergure).

portail-economie-solidaire-quebec

Le modèle québécois doit également être une source d’inspiration. Les acteurs de l’économie sociale de la Belle Province communiquent désormais ensemble . Ils ont ainsi lancé economiesocialequebec.ca qui propose de nombreuses ressources sur l’économie sociale locale (annuaire des entreprises, offres d’emplois, informations, etc.).

Suivons ces exemples et imaginons dès maintenant le portail economiesocialeetsolidaire.fr qui serait une porte d’entrée pour les professionnels, les décideurs et le grand-public.

La plateforme de communication à mettre en place devrait également organiser tables rondes, colloques et rencontres thématiques destinés aux entreprises et entrepreneurs sociaux mais aussi à destination du grand-public. Objectif : créer une culture commune et démocratiser l’ESS. Les relations presse seraient bien entendu à mobiliser pour valoriser les initiatives de terrains et informer les médias de façon récurrente. On ne peut se plaindre de  l’absence de médiatisation de nos initiatives si on ne sensibilise pas les journalistes !!

Mon propos n’est pas ici de vouloir gommer toutes les particularités des réseaux de l’économie sociale et solidaire en communiquant d’une seule voix mais plutôt de bâtir une stratégie de communication structurée et efficace. En d’autres termes, construire ensemble une communication solidaire, mutualisée et unifiée qui permettrait d’augmenter la visibilité d’un secteur entier et justement d’en faire comprendre toute la richesse et la diversité.

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Exploiter les réseaux sociaux solidaires du web

16/01/2009

Après les réseaux sociaux généralistes (Facebook, MySpace… ) et les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn…), voici les réseaux sociaux solidaires. Je vous propose un panorama de ces outils qui peuvent devenir des moyens efficaces pour essaimer des bonnes pratiques, monter des projets, optimiser sa communication solidaire ou pourquoi pas trouver des partenaires et autres financeurs.

MyCoop.coop

Edité par le Crédit Coopératif, banque de l’économie sociale et solidaire, MyCoop.coop se revendique comme étant le « premier réseau consacré aux initiatives économiques qui mettent l’Homme au cœur de leurs projets ». Organisé en trois grands espaces (S’informer, S’interroger, Se rencontrer), cette plateforme ne déstabilisera pas les utilisateurs de Facebook : ses fonctionnalités sont sensiblement les mêmes que celles de son grand-frère américain. Présentation du projet par la directrice de la communication du Crédit Coopératif :

Axé sur la communication et la sensibilisation, l’espace « S’informer » permet de suivre l’actualité du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Structurée en quatre catégories (« Entreprendre autrement », « Consommer responsable », « Des initiatives pour l’homme », « Des initiatives pour la planète »), cette rubrique présente de manière très concrète l’ESS en valorisant des initiatives et des projets solidaires (ex : guide de l’éco-tourisme au Mexique, micro-crédit…).

L’espace « Se rencontrer » propose lui, un certain nombre de fonctionnalités identiques à celles de Facebook : messagerie, création de groupes thématiques, promotion d’événements, mise en relation avec des amis, statut personnalisable…  Petit plus : le membre de MyCoop.coop pourra rédiger des note sur le sujet de son choix, et aura la possibilité de les publier dans l’espace « Se rencontrer ». Seul petit bémol à cette fonctionnalité : pas de thématisation. Les notes sont uniquement classées par ordre chronologique, ce qui, à terme, peut nuire à l’accès à l’information. L’intégration des tags lors de la rédaction de la note ne serait donc pas un luxe.

mycoop

La valeur ajoutée de cette plateforme réside dans ses espaces d’échanges. Ainsi, la rubrique « S’interroger » offre un recueil de Questions-Réponses en rapport avec le milieu associatif et le secteur de l’économie sociale et solidaire. Parmi les requêtes les plus populaires « Quelles sont les modalités pour créer une association » ou encore « Comment m’habiller responsable ». Cet espace collaboratif permet aux internautes d’obtenir des réponses concrètes et autres conseils pratiques. A noter la possibilité de s’abonner aux flux RSS pour recevoir en direct les dernières questions mises en ligne.

MyCoop.coop est donc une plateforme prometteuse qui offre aux internautes des fonctionnalités simples d’utilisation. Seul regret : une organisation encore un peu anarchique qui compromet un accès rapide à l’information.

 

Web2solidarité.org

web2solidariteCréé par l’Agence mondiale de solidarité numérique Web2solidarité.org entend être le « réseau social dédié aux nouvelles formes de solidarité pour le numérique et par le numérique ». L’objectif de la plateforme est d’accélérer les échanges et partager les informations sur les fractures et les solidarités numériques.

Les fonctionnalités offertes sont nombreuses : mise en relation avec les membres de la communauté, publication et hébergement de photos et de vidéos, diffusion de billets sur un mini-blog personnel, accès à une radio personnalisable (upload de mp3 ou podcast), valorisation d’événements, ajout d’applications (comme sur Facebook)…  et participation à des groupes de réflexion thématiques. J’émettrai à ce propos une réserve : le nombre de groupes thématiques est figé (9 groupes au total), il est impossible pour les membres d’en créer un de leur propre initiative. Dommage…

 

Planete-attitude.fr

planeteattitudeLancé fin 2008 par WWF France, Planete-attitude est le réseau social dédié à la préservation des espèces et de l’environnement.

Planete-attitude propose l’accès à des groupes de discussion, mais également à des vidéos et des photos. Grâce à ses forums, la plateforme constitue un véritable lieu d’échanges et de documentation. Selon un article du Monde, le site compte d’ores et déjà 2300 membres et plus de 240 groupes créés par les internautes. Des données prometteuses pour cette plateforme dont l’ambition est  de « créer un engouement environnemental en France ».

 

Et bien d’autres encore !

Ces trois communautés ne sont pas les seules du web. Certaines concernent l’échange de services citoyens (cf. Humanvillage). Il en existe d’autres orientées “Associations” comme Passerelles & Compétences qui met en relation des professionnels bénévoles avec des associations ayant des besoins spécifiques pour optimiser leur fonctionnement. Le réseau Mobee est lui consacré au mécénat. Enfin, les sites web comme Tinkuy permettent de mettre en commun des solutions “pour un quotidien plus responsable”.


Pourquoi ne pas créer son propre réseau social solidaire ?

La multiplication de ces réseaux sociaux solidaires s’explique certainement par l’existence de boîtes à outil en ligne – à l’image de Ning – qui permettent de créer et de personnaliser très facilement sa propre plateforme. Planete-attitude.fr et Web2solidarité.org ont d’ailleurs été développé sur Ning, tout comme… MyBarackObama.com, le site du candidat démocrate qui a réussi à mobiliser des millions d’internautes américains. Je n’ai pas encore testé Ning, mais apparemment, il est possible de créer son propre réseau social en « quelques minutes ». Avant de passer à la vitesse supérieure en lançant votre communauté en ligne sur Ning, sachez que vous pouvez déjà exploiter les fonctionnalités que vous offre Facebook en créant par exemple votre groupe (comme celui-ci). 

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Les 10 commandements à destination de l’entrepreneur social pour mieux communiquer

11/01/2009

Etant fréquemment en contact avec des entreprises de l’économie sociale et solidaire, je constate que les mêmes “erreurs” en matière de communication se répètent d’une structure à l’autre : absence de plan de communication, non-valorisation d’actions pourtant innovantes et passionnantes, méconnaissance des médias locaux…

Pour lutter contre ces écueils, 10 commandements de la communication de l’entrepreneur solidaire s’imposent : 

  1. Mettre l’économie au service de l’homme est une de tes principales forces : cela te permet de te différencier des autres entreprises et confère à ton action un caractère innovant. Tu es un entrepreneur solidaire ! Ta communication doit en permanence s’appuyer sur cet « avantage concurrentiel ».
     
  2. Tu seras pragmatique. Oublie les dogmes, simplifie ton discours, mets en avant les résultats obtenus… bref sois concret !
     
  3. Tu feras tout pour valoriser les actions que tu entreprends : certaines te semblent peut-être banales mais si tu trouves le bon angle de communication, elles peuvent susciter l’intérêt de tes relais d’opinion (si si, je t’assure !)
     
  4. En communication externe, tu illustreras tes actions par l’exemple. Privilégie les histoires d’hommes et de femmes, démontre en quoi ton action a un impact sur les relations sociales et l’économie de ton territoire.
     
  5. Tu associeras tes collaborateurs à tes actions de communication.
     
  6. Les messages que tu diffuseras doivent être porteurs des valeurs que tu défends au quotidien et qui sont au coeur de ton projet d’entreprise. 
     
  7. Tu encourageras les prises de parole collectives avec d’autres acteurs du secteur. Les relais d’opinion seront plus sensibles à des actions de communication concertée.
     
  8. Tu t’investiras dans les relations presse et les relations publiques locales. Peu coûteuses, elles te permettront de te faire connaître sur ton territoire. Planifie tes prises de parole auprès des journalistes et des décideurs, maintiens le contact en permanence, organise des moments informels et conviviaux avec eux.
     
  9. Tu n’auras pas une approche « outils » mais une approche stratégique. Convertis-toi au plan de communication ! Il te permettra d’anticiper tes besoins, de t’interroger sur tes forces et tes faiblesses, de mieux identifier tes publics cibles et de définir tes axes de communication.
     
  10.   Veille à la cohérence de tes actions de communication les unes par rapport aux autres. Tu développeras ainsi une identité forte pour ton entreprise.

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